AFC Conférence-Débat Violences conjugales Vendredi 29 novembre 2019, 17h-20h

Avec des interventions d´autres disciplines et champs professionnels.

Conférence-débat animée par Pascal Décarpes, criminologue, Secrétaire-général de l´AFC·    

 

Intervenante principale : Elen VUIDARD, DIAV, Gendarmerie Nationale : « Constat de la mobilisation des acteurs locaux dans le cadre du Grenelle, état de lieux des pratiques sur le territoire, rientations pour les améliorations, articulations sensibles »  

 

Discutante principale : Isabelle DREAN RIVETTE, magistrat : « La place des magistrats face à cette demande politique ».

 

Discutante AFC : Sophie BARON LAFORET, psychiatre, présidente de l’AFC et d’un CIDFF.

 

Lieu : CRIAVS – Centre ressources pour intervenants auprès d´auteurs de violences sexuelles

Hôpitaux de Saint-Maurice

14, rue du Val D´Osne (entrée orange)

Bâtiment R -Porte R1

94410 Saint-Maurice

http://www.hopitaux-saint-maurice.fr/criavs/2/214

 

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Comme vous l’avez entendu, le gouvernement a décidé d’un Grenelle sur les violences conjugales. Suite à la prise de conscience du nombre de femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint, il a été décidé de mobiliser les pouvoirs publics, et les associations pour faire un état des lieux. Les débats et rencontres qui ont eu lieu doivent alimenter les informations et permettre  des décisions annoncées le 25 novembre 2019, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 

 

La criminologie, non nommée comme telle, est mobilisée pour analyser ce qui se joue dans ce type de violences, connaître ce qui peut orienter les décisions d’actions de préventions, d’accompagnements des victimes, de suivi des auteurs.

 

C’est un type de violence 

-       qui se joue sur une scène dite « intime » et interroge le droit d’intervention dans la « vie privée », dans un espace privé, de ce qui doit rester secret et ce qui ne peut plus l’être / signalement, plainte à l’hôpital, 

-       la place des protagonistes : auteur, victime, témoins, enfants témoins et co-victimes, silence des témoins, banalisation des conduites violentes au sein de la conjugalité / informations, enquête de victimisation, recherches sur le devenir des victimes, … 

-       qui sollicite police et gendarmerie dans l’intervention immédiate (évaluation du danger, mise en sécurité de la victime) et le dépôt de plainte, orientation et information des plaignant(e)s et des auteurs / formations des professionnels, implications avec des objectifs motivés, 

-       qui mobilise (ou pas) l’action judiciaire : magistrats, avocats 

-       Qui interroge sur la place des acteurs associatifs et publics sur les propositions à faire : hébergement/relogement en cas d’impossibilité de rester sous le même toit, TGD (téléphone grand danger), accompagnement vers l’autonomie dans un parcours de victimes, prévention auprès des enfants

-       qui révèle la disparité du territoire : accès au droit et à l’information des victimes dans les zones rurales, comme leur accès au soin (lieux dépourvus d’UMJ)

-       Sens des décisions judiciaires 

-       Qui convoque le savoir criminologique concernant le(s) profil(s) des auteurs et des victimes ainsi que les facteurs associés au passage à l’acte (processus psychologiques, alcool, situation économique précaire, isolement social). 

-       Accompagnement des auteurs, suivi post-pénal et bracelet anti rapprochement

 

Si aujourd’hui, ces faits ne sont plus qualifiés de crimes passionnels, que savons-nous de ces diverses interventions ? De la place de chaque intervenant ? Des ressources possibles ? Nous pouvons être sollicités sur les territoires dans les démarches à entreprendre (en tant que professionnel, pour un avis, participation à des CLAV, des cellules d’analyse auprès du procureur, pour des formations … ) 

 

Lors du lancement de ce Grenelle, le 3/9/19, le sujet de l’articulation des acteurs, association et gendarmerie, a été flagrant. Quelles sont les bases criminologiques qui participent aux interventions adaptées, celles qui demandent à être diffusées, et bien sûr les recherches menées ou à mener. 

L’AFC a souhaité organiser ce débat, de façon pluridisciplinaire avec des personnes impliquées dans ce Grenelle et porter un regard criminologique sur ce sujet. 

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